Oui, c’est possible.
Mais ce n’est jamais simple.

Changer de vie pour devenir artisan, ce n’est pas apprendre un métier :
c’est apprendre un rythme.
Un rapport au temps, à la matière, à l’incertitude.

On échange la sécurité contre la cohérence.
On remplace les horaires par l’intensité.
On découvre qu’on peut être épuisé et heureux en même temps.

Devenir artisan, ce n’est pas s’offrir une parenthèse romantique.
C’est se confronter à la réalité :
les gestes qu’il faut répéter, les erreurs qu’il faut accepter, les doutes qu’il faut traverser.

Mais c’est aussi retrouver une forme de vérité.
Travailler avec ses mains et son esprit dans le même mouvement.
Créer des objets qui ont un sens.
Vivre selon ce que l’on fait, pas selon ce que l’on promet.

Alors oui, c’est possible.
Et pour certains, c’est même vital.