Le nom s’est imposé de lui-même. En découvrant cette lampe pour la première fois, j’ai immédiatement pensé à la silhouette d’un petit être aux tentacules élégants, un compagnon immobile qui observe le monde avec humour. Libre à chacun d’y voir autre chose : une danse, un mouvement arrêté, une forme qui échappe aux catégories. C’est précisément ce que je cherche dans mes luminaires : qu’ils éveillent une interprétation intime.

Deux éléments définissent la personnalité d’Octopus : son abat-jour en bois cintré, et son pied sculptural au double appui, véritable signature visuelle de cette pièce.

Un abat-jour atypique en Tamo, un bois hypnotique

Le premier regard se pose naturellement sur l’abat-jour. Ses courbes épurées donnent immédiatement le ton : celui d’un luminaire résolument contemporain. Mais c’est surtout le bois qui intrigue.
J’ai choisi le Tamo, un placage composé de fines lamelles de frêne aux teintes contrastées. Cette essence rare séduit par son aspect mouvant : des motifs organiques, presque liquides, qui évoquent des gouttes d’huile en suspension dans l’eau. Une texture vivante, vibrante, jamais exactement la même selon la lumière.
Le cintrage du bois est toujours un exercice exigeant ; le Tamo l’est encore davantage. Chaque feuille doit être préparée, humidifiée, puis guidée lentement autour du moule pour obtenir cette forme pure, délicatement tendue. C’est un travail qui demande patience, précision et écoute de la matière.

Une base en Palissandre rare, entre graphisme et déséquilibre maîtrisé

Le pied attire ensuite l’attention, presque autant que l’abat-jour. J’avais envie d’un design à la fois graphique et légèrement déroutant, d’une forme dont l’équilibre semble tenir par miracle tout en restant parfaitement stable.
Les deux pieds se croisent, dialoguent, créent un motif presque abstrait lorsqu’on observe la lampe de face. Une sorte de danse immobile, une tension contenue.
Cette recherche d’un déséquilibre maîtrisé n’est pas seulement un défi technique ; elle porte aussi un message plus intime. La vie nous bouscule, nous déplace, nous teste. Et pourtant, nous continuons de tenir debout, souvent grâce aux liens invisibles qui nous relient les uns aux autres. Cette lampe est une petite métaphore de cette dynamique : fragile en apparence, solide en profondeur.

Pour réaliser ce pied singulier, j’ai utilisé un bois devenu extrêmement rare : le Palissandre, essence brésilienne aux zébrures cuivrées magnifiques. Chaque pièce révèle un éclat unique, une chaleur profonde, presque minérale.

Une pièce unique, destinée à le rester

Octopus n’existe qu’en un seul exemplaire. Je n’en créerai pas d’autre.
C’est un luminaire sculptural, un objet-compagnon pensé pour accompagner le quotidien tout en y apportant une note de poésie et de singularité.

PRIX TTC (Hors livraison) : 350 €